« Nous abritons en nous des univers de ressources dont nous avons à peine conscience. »
NOS ECHANGES

Foire aux questions

« L'hypnose, je n'y crois pas. Il faut y croire pour que ça marche »

Références :

Maquet, P., Faymonville, M. E., Degueldre, C., et al. (1999).
Functional neuroanatomy of hypnotic state, in Biological Psychiatry, 45 : 327-33.

Rainville, P., Hofbauer R. K., Buschnel, M. C. et al. (2002).
Hypnosis modulâtes activity in brain structures involved in the régulation of conscienciousness, in Journal of Cognitive Neuroscience, 14 : 887-901.

Références issues de « L'hypnose », de A. Bioy, éditions Interéditions, 2007.
Grâce au développement de l'imagerie cérébrale et des neurosciences, les chercheurs ont prouvé que l'hypnose était un mode de fonctionnement spécial et réel.
La question qui se pose pour vous aujourd'hui est surtout de décider si l'hypnose est un outil que vous voulez utiliser, pour votre développement personnel.
L'Hypnose est un état qui diffère de la veille habituelle, du sommeil, de la somnolence...

 L'hypnose ça marche à tous les coups alors ?

Il faut distinguer deux types de situations qui se présentent parfois.

Voilà ce qui empêche parfois une personne d'entrer en hypnose durant la séance :

- les conditions, le contexte, par exemple le fait de se sentir en confiance ou pas dans le lieu de la séance d'hypnose. Par exemple si le décor lui paraît trop froid ou au contraire pas assez sobre.

- la relation entre le patient et son hypnothérapeute : la confiance que le patient lui accorde, en fonction d'éléments personnels plus ou moins réalistes. C'est-à-dire comme dans toute relation interpersonnelle en fait.

- le style d'hypnose, de suggestions, de phrases utilisé par l'hypnothérapeute. Une formulation plus ou moins directe qui peut paraître autoritaire et braquer ou au contraire être perçue comme trop discrète et lasser.

- ce que représente pour le patient « être en hypnose » : l'idée qu'il s'en fait par exemple comme d'une soumission ou d'une relation d'emprise, ce qui peut susciter des résistances.

- les attentes: irréalistes ou trop rigides. Par exemple, que les sensations doivent être comme ceci ou comme cela, qu'il aurait du se passer telle ou telle chose. Et si cela ne se produit pas ainsi, cela le perturbe ou déçoit la personne qui abandonne.

- la peur de lâcher prise et de perdre le contrôle. Une peur qui est très répandue.

Première situation
Vous faites des séances d'hypnose, vous vivez l'expérience de la transe, parfois intensément, puis, de retour chez vous, plus rien, avec une nostalgie de cet état, sans pouvoir le recréer par lui-même, ou bien le résultat escompté et qui avait motivé ses séances n’est pas là.

On touche à une question fondamentale en hypnose : la profondeur de la transe ne prédit pas l'efficacité thérapeutique. En clair vous pouvez vivre des expériences hypnotiques intenses et réelles et n'avoir aucun changement par rapport à votre objectif.

Donc ça marche, mais ça ne change rien à votre situation.

Seconde possibilité
Vous n'avez pas la sensation d'expérimenter un état particulier, et ensuite vous avez ou pas un effet sur votre symptôme.

La réponse est la suivante : tout le monde a accès au fonctionnement hypnotique, c'est un état physiologique normal. Or parfois vous n'arrivez pas à faire des choses que vous êtes capable de faire.

 L'hypnose c'est un nouveau style de thérapie ?

L'hypnose est un outil. Le praticien utilise cet outil au service de sa technique, liée à sa formation de base.

Par exemple, un anesthésiste l'utilisera pour contrôler une anesthésie.
Parce qu'il connaît bien l'anesthésie. C'est son métier de créer et contrôler une anesthésie. Une sage-femme utilisera l'hypnose pour faciliter un accouchement, pour diminuer la douleur, favoriser la joie de mettre au monde un enfant en oubliant les souffrances associées.

Pour une psychologue ou une sexologue comme moi, l'hypnose sert à aider dans la prise en charge des anxiétés, troubles du sommeil, de la douleur, des problèmes sexuels, du manque de confiance en soi, des acouphènes, bégaiement etc... de tous les problèmes pris en charge par la psychologie et la sexologie en fait.

Tout dépend de la formation de base de votre hypnothérapeute. Apprendre l'hypnose « seulement », sans autre formation de base dans le domaine de la psychologie ou de la médecine, est insuffisant pour devenir thérapeute.

En quoi l’hypnose peut m’aider dans mon développement personnel ?

Pratiquer l’hypnose peut nous aider à nous ressourcer après des moments difficiles ou mieux nous préparer avant d’aborder une situation délicate, dans les domaines personnels comme professionnels.

Nous pouvons faciliter l’apprentissage ou l’endormissement pour nos enfants, soulager nos parents en fin de vie, récupérer après une opération chirurgicale, stimuler notre corps face à l’infertilité, nous soutenir dans un sevrage tabagique, une pratique sportive, etc. les applications sont nombreuses.

Ou « tout simplement » développer notre spiritualité, explorer notre inconscient et élargir notre conscience. Car nous pouvons nous offrir ce magnifique voyage à intérieur de nous-mêmes !

L’hypnose peut nous permettre de vivre des dimensions de notre être que nous n’avons pas l’habitude d’explorer. A partir d’un point focal interne ou externe par exemple, tout un univers intérieur s’ouvre à nous, voire plusieurs univers à la fois: être ici et ailleurs en même temps c’est l’expérience de l’ubiquité.

Vous êtes présent aux bruits, aux sensations de la réalité de l’endroit dans lequel vous pratiquez l’hypnose et dans le même moment vous êtes totalement ailleurs dans une situation imaginaire ou appartenant à une autre époque de votre vie.
Nadine Ryckwaert © 2016 Tous droits réservés • Mentions LégalesPlan du site